Et bien voilà, déjà un mois que nos aventures bretonnes ont commencé.
Il nous reste encore quelques menhirs de cartons à abattre. Ces monolithes semblent indestructibles ! On les cache, on les assemble, on les empile si bien que la chambre d’ami ressemble un peu à un cromlech à la gloire du Dieu Demeco.
Nous combattons ces vestiges païens du mieux que nous pouvons avec le fol espoir de faire disparaître définitivement ces anciennes croyances.
La bataille est rude et l’ennemi sournois. Il attend, immobile, dissimulé sous une table ou coincé derrière une porte. Il guette le bon moment, celui où on finira par l’oublier. Il tiendra alors sa victoire en prenant pleinement possession des lieux, s’amalgamant au décor, se mêlant à nos vies.
Pas grave, vous dites ? Il ne gêne pas ?
Alors il faut croire qu’il a déjà gagné…
Mais rembobinons le film des évènements.
Nous quittons Villamblard le mardi 22 septembre après avoir briquée la maison de fond en comble. Edith, notre propriétaire nous rend l’intégralité de notre caution. Elle bredouille maladroitement quelques « mercis » qui s’étranglent dans sa gorge trop nouée par l’émotion. Jamais elle ne retrouvera des locataires comme nous.
Nous acquiesçons et nous lui demandons de se relever. C’est assez gênant de voir cette brave femme à genoux…
Les adieux ont été infiniment plus délicats avec Jeanne.
Elle aura beaucoup pleuré et nous aussi.
Lili, qui avait tout compris, s’est montrée d’une incroyable tendresse : Elle l’a couverte de bisous et lui lançait des « Ze t’aime Zeanne » dès qu’elle en avait l’occasion.
C’était très émouvant de ressentir la force de ce lien et assez culpabilisant d’être son bourreau.
Nous emportons avec nous tous les bons souvenirs comme autant de cadeaux précieux.
J’aimerais vous dire qu’on la reverra. J’aimerais lui dire qu’on reviendra. Je peux juste vous promettre qu’on essayera.
Lili nous en parle parfois.
Elle m’a même confié dans un chuchotement, alors que je lui demandais si ça allait : « Je suis triste, je veux retourner à Villamblard parce que Jeanne, elle pleure. »
Douloureux poignard.
Je n’ai pas trouvé grand-chose à lui répondre : j’étais celui qui les avais arrachées l’une à l’autre.
Je tenais donc à rendre hommage à cette grande dame.
Merci Jeanne d’avoir été là. Merci pour Lili. Merci de l’avoir entourée de tant d’amour.
J’espère qu’elle se souviendra de cette douceur.
Merci pour Céline. Sans vous, parfois, c’eût été beaucoup plus dur.
Enfin, merci pour Clarky. Il est lui aussi nostalgique du « grand pré ». Merci d’avoir été sa « nounou » pendant de nombreux week-ends.
Nous quittons tristement Jeanne et nous nous tournons vers l’inconnu.
Enfin… Nous faisons halte à Saint-Malo. Et le 12 rue St Esnoul, on connaît bien !
Les petits sont ravis de retrouver Papy et Mamy et nous aussi !
Je tenais d’ailleurs à les remercier de leur soutien logistique sans faille : ils ont quand même supporté Lili et Sam jusqu’au dimanche suivant !
Le reste de la semaine est donc fortement occupé par l’emménagement. On fera de nombreuses navettes entre Moutiers et St Malo.
On intègre donc tous la maison en fin de semaine.
J’ai attaqué le boulot le lundi… Ce qui ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour participer à l’organisation du logis.
Le mardi, Lili a fait sa rentrée à l’école publique de La Guerche.
Le mercredi elle nous déclare une angine du diable avec 39.5 de température.
Depuis, le microbe circule : tout le monde en a largement profité.
Aujourd’hui : Sam a toujours un gros rhume, Lili mouche encore un peu et Céline a un hérisson de coincé dans la gorge. Clarky et moi, on ne s’en sort pas trop mal !
Le déménagement aura été très éprouvant pour tout le monde.
Nous avons eu beaucoup de mal à trouver nos marques.
Et comme pour vérifier la loi de Murphy, nous avons eu en prime quelques problèmes avec notre chaudière, des différents avec EDF et des prises de bec avec Orange….
Enfin, aujourd’hui, tout s’arrange.
Nous bénéficions de tout le confort moderne : eau chaude, chauffage et même internet !
Le bonheur !
Céline s’organise et elle commence à sortir la tête du bouillon.
Lili est contente d’aller à l’école tous les matins.
Sam fait quelques stages à la halte garderie de la Guerche
Clarky a été bluffant de zenitude.
Et mon boulot se passe impec.
Voilà un petit tour d’horizon sur notre nouvelle vie.
De nouveaux billets suivront sous peu.
Restez à l’affût !
BIZ
CED
samedi 24 octobre 2009
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2 commentaires:
*a l'affût*
Bein alors ils sont ou les moutiandais ? d'ailleurs comment on dit pour les gens qui vivent à-bas dans ce pays froid qui va bien ;)
heureux de savoir que vous avez rallié la civilisation ... et qu'on peut de nouveau communiquer. Reste à trouver le temps maintenant de se parler autrement que par blog interposé ;) D'ailleurs Sandrine se languit de vous :D
On attend, mais on ne voit rien venir.....pas de nouvelles photos, pas de texte humoristique de Cédric......
a bientôt de vous lire .biz à tous .
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