dimanche 12 avril 2009

11688 jours, ça se fête !

Et bien voilà, j’ai de la chance, je suis né le jour de mon anniversaire.
Je suis sûr que mes parents l’ont fait exprès !
Pour des raisons pratiques et économiques sans doute :
« Arrangeons nous pour que ça coïncide, ça nous fera moins de cadeaux à lui offrir ! »

Le voilà, le drame de ma vie !
J’étais le deuxième, ils avaient déjà vidé leur compte épargne pour offrir des hochets luxueux à l’aînée. Il me restait donc des miettes, des lambeaux de jouets déjà mâchouillés, des livres jaunis rafistolés à la tarlatane, sans parler de la vieille garde robe roumaine de mon frère que j’ai dû assumer jusqu’à ma majorité…

C’est pour cela que nous nous sommes tout de suite bien entendus avec Céline : parcours identique, mêmes traumatismes. Le syndrome du cadet n’est vraiment pas un cadeau.

On a pris les devants pour éviter ce drame au petit Sam : c’était tout de même difficile de lui infliger les robes de sa sœur… On a préféré lui mettre directement les vêtements de son cousin Marin qui les tenait de son grand cousin Paul qui lui-même les détenait de… Non… Pas la peine de remonter le cours tumultueux de l’histoire familiale de nos bodies. Disons que ces pièces de collection sont encore estampillées « made in France ». Voilà qui laisse rêveur !

Ah j’ai toujours du mal à rentrer dans le vif du sujet. Il me faut une mise en jambe, un échauffement, de quoi décrisper mes articulations et dérouiller mes 2 ou 3 neurones qui ne sont pas en RTT…

Bon je me lance (là, j’avais un super gag, mais il était trop visuel, donc j’ai un peu laissé tomber l’idée…) : je vais vous relater les évènements du week-end dernier et la journée du 7 avril.

Rien que ça !

Tout d’abord, je vous livre une information capitale qui va vous aider à comprendre la suite du récit : le 7 avril c’est le jour de mon anniversaire.

Samedi 4, 12h45 : je rentre à la maison, harassé par ma dure demie journée de labeur. Lili m’accueille comme d’habitude : en me jetant des pétales de rose. Bref, un samedi ordinaire.
On mange chinois pour la deuxième fois de la semaine : je tique mais je ne relève pas. Voilà qui aurait dû me mettre le crabe farci à l’oreille : une erreur de débutant indigne de Céline, surtout depuis qu’elle ne rate aucun épisode d’ « un dîner presque parfait » !
Le frigo est plein, la maison est propre… D’autres indices que mon cerveau embrumé n’a pas relevés !
Déjeuner presque parfait. Il manquait un peu de folie dans la déco de la table d’où le « presque ».
On couche Lili. Pas de crise. Rien. Vraiment, comment n’ai-je rien pu remarquer ?
Appel téléphonique de Coullons. Encore du très louche…
Je m’occupe de Samy.
Au bout de quelques minutes, Céline m’appelle : on avait frappé à notre porte !
J’avais le petit dans les bras et du vomi sur l’épaule, Céline avait un téléphone avec kit main libre entre deux doigts. Et là, j’ai dû marmonner un truc du genre : « Tu ne peux pas aller ouvrir, maison close ! »
J’ouvre.
J’aperçois deux témoins de Jéhovah qui essayaient maladroitement de se planquer contre le mur de la maison !
J’allais leur dire que ça ne m’intéressait pas quand j’ai enfin reconnu Papy et Mamie !
Ils avaient fait le voyage pour me faire une surprise et fêter mon anniversaire avec un peu d’avance !
Bon, pendant encore 5 minutes, je me suis attendu à ce qu’ils essayent de me fourguer une encyclopédie en 30 volumes. Mais non.

Autre surprise de taille : un investissement massif dans l’automobile !
Finies les sorties en Opel Vectra (il était temps…)!
Les Malouins flambent dans leur nouvelle Peugeot 307 HDI110, intérieur en ronce de noyer, Ray Ban assortie, gourmette en or, Rolex au poignet. Bref, en parfaits citoyens, ils suivent l’exemple présidentiel : bling-bling à mort !
Merci les Golden-parachutes et autres Stock-options !
Dire que ça a fait mai 68 !

Enfin, j’étais très content de les voir !

On se désaltère en attendant le réveil de la princesse. Ils s’extasient devant la grâce et la beauté de Sam qui leur sourit benoitement comme un gros hamster de 8 kilos…
Lili se réveille enfin, très surprise aussi de trouver Papy et Mamie dans la maison. Elle arrive néanmoins à conserver son sang-froid pour se focaliser sur son goûter.

Petite balade digestive sous le soleil : on rend visite aux poules.

Repas du soir importé de Bretagne : noix de Saint-Jacques fraichement débarquées et choux fleur du jardin avec en guest star, une tarte au citron meringuée du Timothy !
Bon Lili n’a pas trop aimé l’association chou et Saint-Jacques, alors que c’était une vraie tuerie. Elle a longuement répété « ça, c’est pas bon ». Il faut dire qu’elle s’est gavée de gâteaux apéritifs… Et qu’entre le chou et le saucisson, son choix est vite fait…
Pas grave, on l’a privée de dessert et enfermée dans sa chambre non sans l’avoir rossée à grands coups de ceinturon.
La soirée se termine, nous cédons notre chambre avec vue aux anciens et nous campons dans le salon. On y dort plutôt bien d’ailleurs. Dimanche : j’ai le privilège d’essayer la belle voiture. Papa a dû passer par toutes les couleurs qu’un épiderme humain est capable de supporter… On n’a même pas pu charger un chevreuil sur le capot : j’étais en petite forme.
Midi : BBQ, il faisait une température estivale.
On a ressorti la soupe de champagne du réveillon (non, pas les restes d’il y a quatre mois, on a refait la même recette avec une bouteille neuve…) : tout le monde a eu l’air d’apprécier. On récidivera !

J’en ai profité pour ouvrir mes cadeaux. Et j’ai été très gâté ! Merci à vous !

Repas et sa conclusion majestueuse : une tarte amandine aux poires réalisée par Céline !
J’ai quand même soufflé mes 3 ans (il n’y avait qu’une bougie en forme de 3 ans en magasin…).
Lili était ravie de me donner un coup de main ! Dodo des enfants et visionnage du grand-prix pour le Papy.
Balade.
Apéro. (Ça revient vite les apéros tout de même…)
Repas typiquement périgourdin en costume régional.
La fatigue vient rapidement chanter à nos oreilles et engourdir nos paupières. La nuit nous enveloppe et nos rêves s’élèvent comme des bulles de savon poussées par un vent irréel… (ahaha c’est nul, je sais…)

Lundi : je rentre à la maison, harassé par ma dure demie journée de labeur (ctrlC + ctrlV).
Les malouins nous quittent après le repas, pressés de retrouver le crachin breton.
Nous les regardons s’éloigner tristement : ils agitent leur Rolex et secouent leur gourmette en signe d’adieu. La 307 HDI110 avec intérieur en ronce de noyer finit par disparaître.
Nous restons longtemps dehors, les yeux fixant l’horizon, hébétés.
On a quand même fini par rentrer…

Mardi : The D day, comme ils disent.
Nous nous sommes offerts un petit tour à Périgueux pour l’occasion. Je sais, c’était une folie, mais bon, on n’a pas son anniversaire tous les ans !
Ah, j’allais oublier la mousse au chocolat : préparée la veille au soir par Lili et sa maman et dégustée le midi par les parents. Et oui, on n’en donne pas aux enfants, c’est beaucoup trop riche, plein de sucre et de vilaines matières grasses. Bref, on les préserve parce qu’on les aime !
Bon, Lili en a quand même mangé le soir même… Que voulez-vous, nous sommes trop faibles, on cède facilement…

CED
et les loulous dans tout cà?




Ne manquez pas le prochain épisode : Pâques !!!

2 commentaires:

Christelle et Eric a dit…

Hé bien ... Je vois que la vieillesse a déjà atteint ton cerveau ... Tu as oublié dans tout ça les nombreux et trop rares coups de téléphone des amis ... J'suis déçu. Enfin ravi de voir que vous avez pu faire un barbec' ... pas encore pu ici, à croire que le temps est fou ma pauvre dame!
P.S. Au fait on voyait bien les dents du dernier mais c'était sur d'anciens billets du blog ;)
P.P.S Toujours pas de premierà l'horizon au moment où je parle :D

c&c a dit…

Oula, c'est vrai, j'ai reçu de nombreux coups de téléphone!
Plus de deux heures avec vous!
On attendait que Christelle accouche en direct live! mais non, même pas... J'espère que tout va bien de votre côté: bouchon muqueux en place? poche des eaux intacte? RAS du côté de l'utérus?
Bon, va falloir penser à préparer une poule-au-pot pour activer la manoeuvre!

J'ai même oublié de relater le drame du mardi soir: la disparition du doudou souris de Lili qu'elle avait mis par mégarde dans le sac à langer de sa copine de nounou... Branlebas de combat juste avant le coucher!

Je perds la boule! C'est l'âge sans doute! :)