dimanche 22 mars 2009

Week-end détente à la plage

Bonjour à tous !

Je m’en vais (Ayé, je suis parti !) (Quelle bonne blague !) vous relatez dans les moindres détails (même les plus sordides !) l’intégralité de notre douloureux périple arcachonnais (Vous allez voir que le Viêt-Nam, à côté, c’était une promenade de santé !) (Et promis, j’arrête avec les parenthèses).

Mais revenons à l’origine du drame.

Nous avions décidé sur un coup de tête, de nous faire un petit week-end repos et détente à Arcachon.
Au menu : plage, resto, plage, resto, plage et éventuellement, resto.
Cela faisait une petite semaine que Céline gardait un œil sur les prévisions météo. Le beau temps se confirmait de jour en jour ! Joie !

On réserve un hôtel pas dégeu. Selon Céline, je cite : « quitte à n'y passer qu’une nuit, autant être bien ! »
C’est vrai ! On était bien… Ils ont même fourni les 2 lits des petits ! Royal !

Départ le vendredi au matin.
Direction : Bordeaux lac.
Objectif principal : Trouver un chapeau de soleil pour Lili.
Objectif secondaire : Les macarons de chez Paul.

Bon, impossible de choper un chapeau pour Lili. Même le 10/12 ans est trop petit… Nous avons pourtant tout essayé. « Il vous reste une dernière solution », nous a dit une vendeuse dépitée, « le rayon luminaire du Leroy Merlin d’à côté »…
Et là encore, échec total. Rien à de très seyant au rayon abat-jour. Il y avait bien deux ou trois parasols qui auraient pu faire l’affaire. Mais bon, Céline n’aimait pas les couleurs…

Par contre, l’objectif secondaire a bien été rempli ! Nous ne sommes pas partis bredouilles !

Repas du midi pris au flunch !
Et ben flunch, ce n’est pas terrible !
Mais au moins, on a pu mettre notre bazar sans déranger personne !
Lili était ravie de manger un peu n’importe quoi et Samuel faisait du charme à toutes ses voisines.

Nous partîmes vers quatorze heures, mais par un prompt renfort,
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port d’Arcachon.

Et oui, ça bouchonnait un peu à l’entrée de la ville !
Nous avons pu observer les dégâts de la précédente tempête : une véritable hécatombe. Des pins morts par centaines : assez impressionnant ! Un décor de fin du monde, sinistre : des pins rassis couchés partout (je l’aime bien celle là !).

Lili n’a pas voulu faire de sieste. Il faut dire qu’elle a du mal à trouver une bonne position pour dormir. En général, sa tête pendouille sur les côtés ou bien penche dangereusement en avant.
Le réveil est douloureux. On a souvent l’impression qu’elle va rester coincée.
La prochaine fois, j’emmène un rouleau de chatterton : en prenant le front et en faisant le tour du siège auto, ça devrait le faire !

Arrivée sur Arcachon sous le soleil ! Temps magnifique, mer calme peu agitée.
Le GPS s’est montré très joueur : il nous a indiqué le Novotel en plein centre-ville, à l’emplacement de la pizzeria « Chez Raoul », la huitième merveille du monde gastronomique.
Bon finalement, Céline se souvenait vaguement où il se situait et nous sommes finalement arrivés à bon port sans prompt renfort.
Nous avions presque les pieds dans l’eau ! Et heureusement, parce que si nous les avions eus, nous aurions des engelures aux orteils : l’eau était quand même super froide !

Hôtel très sympa, nous vous le recommandons chaudement !
Service impeccable, chambre spacieuse, literie plus que confortable. Bref, excellent choix de Céline !

On dépose les affaires et on se rend sur la plage afin d’y prendre le goûter des petits et des grands.
Lili était ravie de bricoler dans le sable. Elle a passé tout son temps à collecter des coquillages ! Des nouveaux trésors pour la maison ! Youpi !
Je me suis aussi pris au jeu et je me suis mis à gratter la terre comme une poule en quête de lombrics bien gras.
Il faut dire qu’il y avait beaucoup de jolis petits coquillages et « qu’il n’y a pas ça à St Malo » (c’est Céline qui l’a dit !).
Petit tour dans l’eau et trempage vivifiant des petons.
Devant la mer d’huile déchaînée, Lili n’a écouté que son courage et a rapidement tourné les talons, effrayée par la marée descendante : « ya peur ».
La suite : petite promenade le long du bord de mer avec Lili dans la poussette et Samy dans le porte-bébé, histoire de les faire dormir un peu.
Bon, Lili n’a pas été vaincue mais le « petit boss » a rendu les armes rapidement.

Retour à l’hôtel et angoisse du repas du soir avec une Lili rendue quasi incontrôlable par son manque de sommeil (levée à 7h30 le matin et pas de sieste du tout dans la journée !). Bref, ça n’augurait rien de bon...

Restait la botte secrète de Céline : « on va prendre la voiture et tourner un peu pour trouver un resto, comme ça, ils vont dormir...».
Tu parles d’une botte secrète ! Pour Samuel, ok, dès que le moteur tourne, on le perd. Mais Lili… C’est une autre paire de manche…
Bon à défaut de resto de fruits de mer avec vue sur le bassin, on a eu droit à un petit MacDo avec vue sur la zone commerciale.
Je sais, c’est la misère mais au moins, on a pu donner à manger à nos deux monstres sans se faire jeter !

Retour à l’hôtel, bains des petits et des grands et mise au lit vers 21h30. C’est tard pour Lili mais c’est l’heure de Sam…

On a rapidement perdu Lili qui était claquée mais le petit Samy s’est montré plus retors.
Sans ses repères, il dort mal… Donc forcément…. Nous aussi….
Premier réveil à 1 heure du mat. Comme ça, sans raisons valables, juste pour le plaisir.
1 heure pour le rendormir.
Lili n’a trop rien dit, mais elle n’en pensait pas moins…
Deuxième réveil à 6 heures et là, rien à faire, il a fallu se résigner.
Comme ça, on a bien profité de la journée!… Et finalement, elle ne commençait pas si mal, cette journée !
Le petit dej de l’hôtel était une tuerie !
Des viennoiseries à tomber, du jus d’orange frais, du pain à manger sur la tête d’un pouilleux !
Et pour ceux qui le souhaitaient : bacon, omelette, fromage, saucisse, yaourts, fruits, céréales etc etc…
Nous avons fait bombance. Lili y serait bien restée la journée !

Céline en a profité pour piquer un petit pot de miel et une compote pour Lili !
Si ce n’est pas honteux ! Quel exemple pour la jeunesse !

Retour dans la chambre et départ pour la … Dune du Pyla ou Pilat ou Pylat.
C’est bien la même dune…
Arrivée : personne. Et là, on se dit que ça va être chouette de fouler le sable sans être emporter par la foule (qui nous traîne et nous entraîne nous éloigne l'un de l'autre, on lutte et on se débat mais le son de notre voix s'étouffe dans le rire des autres et on crie de douleur de fureur et de rage et on pleure … Merci Edith, merci…).

Grosse impression face à cet énorme bac à sable !

Paysage magnifique : l’or du sable tranchait avec l’azur du ciel.
On se serait cru sur le bord d’un erg saharien. Une caravane de Touaregs s'était d'ailleurs perdu sur la dune! Et mince, on était tellement sur les fesses qu'on a pas eu le réflexe de les prendre en photo!

On commence l’ascension : Samy dans le porte bébé et Lili sur mes épaules.
Et on en a bavé !
A mi-chemin, Lili a décidé de faire une crise monumentale: elle s'est littéralement transformée en abominable monstre des sables: elle bavait, hurlait, crachait, mouchait, grinçait, glougloutait et se griffait le visage en éructant des mots étranges dans un dialecte depuis longtemps oublié. Elle aurait pu se dévisser la tête à 180 degrés, balancer des insanités et me vomir un flôt de bile verdâtre à la figure que je n'aurais pas été plus surpris que ça!

Heureusement qu’il y avait des témoins parce qu’on aurait bien pratiqué un exorcisme sauvage à grands coups de pompes.

Les promeneurs nous regardaient avec un petit sourire compatissant… Celui que nous avons tous dans ce genre de situation. Mais derrière cette petite moue se dissimule toujours cette même pensée : " Voilà encore des parents démissionnaires qui n'arrivent à rien! On devrait pas autoriser certaines personnes à avoir des enfants! En plus, ils en ont deux! Lamentable! Honteux! je téléphonerais bien aux services sociaux si j'avais du réseau!"

A bout de force et de nerfs et afin de ne pas commettre l’irréparable, je l’ai prise sous le bras et je suis redescendu en quatrième vitesse tout en résistant férocement à l’envie de la jeter par-dessus la dune…

Il faudra attendre l'arrivée à la voiture pour que la miss se calme un peu.

On l'a donc collée dans le siège auto avec tétine et doudou et le silence se fit... Assourdissant...

Après avoir vidé nos chaussures de 7 ou 8 kilos de sable, nous avons repris la route, direction Arcachon plage. Lili est retournée à ses coquillages, Céline à son bronzage et Samuel à sa poussette. Moi, je surveillais mon petit monde et j'essayais de canaliser l'excitation de Lili.

L'heure du repas est finalement arrivée et nous nous sommes mis en quête d'un resto.

Tout s'est alors passé très vite: Samy s'est mis subitement à avoir faim. Il s'est donc exprimé comme il se doit, ce qui a fini de motiver les troupes et la cadence de notre marche s'est brutalement accélérée!
Nous avons eu un peu de mal à trouver une petite gargotte et notre choix s'est finalement porté sur une crêperie / pizzeria / bar / tapas / moules frites / TexMex / pédicure / podologue.
Bref, un machin qui fait un peu de tout et sans doute pas forcément très bien...
Menu: Une pizza pour les grands et une galette jambon/fromage pour la petite.
Tout s'est très bien passé : les enfants ont été adorables, ce qui nous a paru très suspect...

Petite balade digestive dans les rues piétonnes du centre ville.

Un dernier petit tour à la plage et nous étions repartis. Notre fatigue et l'état d'excitation des loupiots ont eu raison de notre tenacité!

Retour à la maison au radar. Lili nous a finalement gratifiés d'une dernière petite crise dont elle a le secret. Rien de bien méchant... La force de l'habitude....

Arrivée à Villamblard. Tout le monde pleurait dans la voiture. Que voulez vous! Les nerfs ont lachés!

Bref, pas mécontents d'être rentrés: nous avons mis tout le monde au lit assez rapidement et pu souffler un peu... Et là, on s'est dit "Plus jamais!"

Mais bon, on retentera bien l'expérience pour éprouver sa répétabilité...
C'est ça d'avoir l'esprit scientifique!

CED

3 commentaires:

Christelle et Eric a dit…

Récit impressionnant d'un W.E. qui a semblé plus éprouvant que prévu ... Ah dire que je me languissais des W.E. en famille ... Peut-être est ce que je vais déchanter :)

Enfin, faut qu'on les aime ces petits là :)

Bises à tous les 4

papé et mamé a dit…

Nous remercions Cédric pour sa prose délirante qui nous a permis d'atteindre(et même de prendre de l'avance..) pour notre quota de rire prescrit par la faculté pour être en bonne santé.
nous espérons que vous avez récupére après ce séjour de "détente" en famille!
Bises de papémamé

c&c a dit…

Rassure toi Eric, les WE ne sont pas tous comme ça...

Parfois, ils sont pires! héhé

M'enfin, celui-là, il était assez gratiné.

Bon, ça fait des souvenirs...

Nous sommes encore convalescents...
Nos organismes ont été soumis à rude épreuve...

Céline voulait se tenter le zoo de la Palmyre un long week-end de mai: je crois que va y réfléchir plus sérieusement...